À travers la fumée du moteur détruit, Roberto s’efforçait de se concentrer. Sa belle-sœur était toujours vivante sur la pelouse ; le feu rouge n’avait été qu’une fausse alerte pour tester sa loyauté. Mais Sofia, allongée à quelques centimètres de ses mains, ouvrit soudain les yeux.

Les yeux de la jeune fille n’étaient plus bruns. Ses pupilles étaient dilatées au maximum et recouvertes d’une teinte argentée anormale.

Sofia s’assit lentement et silencieusement dans l’herbe et regarda son père avec un sourire calme que Roberto ne connaissait que trop bien.

Le téléphone satellite, posé à quelques centimètres de la main de Roberto, émit un dernier bip avant que la communication ne soit coupée. On entendit le clic d’une porte métallique qui s’ouvrait juste derrière lui, dans l’obscurité de la rue déserte.